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Hey Mister DJ ! - Melle Lucy, la
DJ’ette du Queen |
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Depuis combien de temps es-tu derrière les
platines ?
J’ai commencé à mixer en 1989. Cela fait donc un bail. C’était une chance
inespérée. Par rapport aux DJ’s actuels, c’était un peu l’âge d’or. |
Quelles sont les caractéristiques de ton style musical ?
On dit de mon style qu’il est “happy house”. Moi, je préfère une house
influencée par le style new-yorkais, qui a tendance à se durcir selon les
styles de clubs ou le public que j’ai en face. J’essaie d’être en osmose
avec les clubbers (ça peut aller du garage à un son progressif ou tech-house).
Comment l’inspiration te vient-elle ?
L’inspiration est évidemment très aléatoire. Je m’imprègne de la salle et
des gens présents. Je suis vide tant que je n’ai pas mis mon premier disque.
Il y a une sorte d’alchimie qui s’installe dès que j’ai un contact visuel
avec les gens.
Quels sacrifices cette vie de noctambule exige-t-elle ?
Oh ! les sacrifices, ils sont réels, mais tu dois assumer cette différence
dès que tu choisis ce métier. C’est vrai que la vie privée ou la vie en
couple en prend un coup, on est déphasé… Comme des sortes de “vampires”, en
quelque sorte !
Comment découvres-tu les nouveautés, et où achètes-tu tes disques ?
Je suis en permanence en recherche de la nouveauté, de la perle rare qui va
faire réagir les clubbers. Une seule solution : “hanter” les boutiques de
disques. A Paris, Techno Import – 16, rue des Taillandiers, dans le 11e –
est formidable, avec une mention spéciale pour Bernard, pour sa patience et
son écoute. Lorsque je vais à Miami, je passe toujours chez Uncle Sam’s
Music et à Londres, direction Plastic Fantastic.
Que penses-tu des disques “pirates” ?
Je ne suis pas contre. Il arrive qu’un remix ne soit pas accepté par la
maison de disques ou par l’artiste. Cela ne nous empêche pas, nous DJ’s,
de le passer. Le “plus”, c’est qu’ils sont introuvables sur le marché. On
appelle cela un “bootleg”.
Entre Paris, la province et l’étranger, quelles sont
les différences d’accueil ?
Je crois que j’ai la chance d’avoir le même accueil partout. On ne te rend
que ce que tu donnes, les gens sont passionnés partout…
Entre DJ’s, on se refile des plans ou c’est chacun pour soi ?
Cela dépend de beaucoup de choses. A Paris, il y a des clans. Certes, on se
refile des plans, mais seulement entre DJ’s du même clan…
Mais ça se passe très bien lorsqu’on se retrouve sur un plateau entre DJ’s
de clans différents. En plus, je suis “DJ’ette”. C’est parfois une chance
ou, inversement, un “handicap”.
As-tu un rêve ?
J’en ai plusieurs. J’aimerais, comme chaque DJ, réaliser mes productions ou
faire des collaborations… Et aussi organiser des soirées et y mettre tous
les ingrédients que j’aime dans la nuit.…
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