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Hey Mister DJ ! - Le Nirvana :
DJ Max, trente ans |
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Max des Bains-Douches : vivre
la nuit l’a rendu plutôt philosophe. Son métier le comble, au point
qu’il n’éprouve pas le besoin de rêver à autre chose.
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Depuis combien de temps es-tu derrière les
platines ?
Ça fait 12-13 ans que je suis
dans la musique. J’ai organisé
les premières “raves”. C’était du bricolage mais on faisait des cartons.
Ensuite, tout s’est enchaîné très vite. J’ai mixé un peu partout en France
et à l’étranger, et je me suis lancé dans l’aventure des Bains Douches avec
Bruno Békenite (c’est lui qui a racheté le club fin 2002). On a bossé jour
et nuit comme des fous afin de relooker
le club. Lorsque nous sommes arrivés, c’était une catastrophe ! |
Quelles sont les caractéristiques de ton style musical ?
Je joue de la house “super-festive”, d’inspiration africaine, beaucoup de “percus”,
un rythme joyeux et entraînant. Impossible d’y résister !
Quels sont tes modèles, tes icônes dans le domaine musical ?
A priori, je n’en ai pas. J’ai du respect pour certains DJ’s comme DJ Sonic
ou DJ Armand, qui possèdent un vrai talent. Ce sont eux qui m’ont fait aimer
la house au point d’en faire mon business.
Comment l’inspiration te vient-elle ?
J’aime jouer ces rythmes et tout le plaisir qui peut s’en dégager. Lorsque
tu prends du plaisir à jouer et à le partager avec les autres, tu te sens
valorisé. Du coup, l’inspiration vient d’elle-même. Je me tiens aussi très
au courant des tendances et je sors beaucoup pour voir ce qui se fait
ailleurs.
Quels sacrifices .
Quels sacrifices cette vie de noctambule exige-t-elle ?
Pour ma part, aucun. J’ai la chance de n’avoir besoin que de peu de sommeil,
et je suis debout à 9h. La vie nocturne est un univers très superficiel où
tout est possible. Le meilleur, mais aussi le pire. Les contacts se font
très rapidement, les gens sont super-sympa. Tu as l’impression de vivre dans
un autre monde. La réalité est tout autre. Mon bouclier antimirage : le
boulot. C’est aussi ce qui me permet de rester les pieds sur terre.
Comment découvres-tu les nouveautés, et où achètes-tu tes disques ?
Je reçois pas mal d’albums des maisons de disques ou des DJ’s, qui
m’envoient directement leur maquette avant la sortie. Lorsque je voyage, je
vais à droite et à gauche pour écouter des nouveautés. Sinon, c’est à Paris
que je fais l’essentiel de mon choix. Au Club News, 37, rue Saint-Honoré,
dans le 1er. J’y passe en moyenne une à deux fois par semaine. J’y ai mes
habitudes : mon bac de disques est présélectionné, je n’ai plus qu’à tous
les écouter. L’équipe a une vraie culture musicale, elle est top branchée.
J’achète environ quinze disques, vinyles et CD confondus, par semaine.
Entre Paris, la province et l’étranger, quelles sont les différences
d’accueil ?
C’est dur, pour moi, de jouer en province. Je préfère de loin
le public parisien. Il est plus pointu, plus exigeant, plus branché,
ça me correspond complètement. C’est peut-être mon côté
“titi parigot” qui prend le dessus !
Entre DJ’s, on se refile des plans ou c’est chacun pour soi ?
C’est comme dans tous les milieux, il y a des clans. Je garde mes plans. En
revanche, pas mal de mes potes viennent mixer aux Bains.
As-tu un rêve ?
Heu… Non, je suis comblé par ma vie.
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