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C’est quand le bonheur ? Tous les soirs au
Lido de Paris ! |
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Où trouver le bonheur à Paris ? Pas
au coin de la rue, mais sur la plus belle avenue du monde, sur
les Champs-Elysées : on ne sait si c’est cette artère qui a
contribué à la célébrité du Lido, ou si, à l’inverse, c’est le
Lido qui a rendu possible sa renommée. C’est que ce cabaret,
probablement le plus grandiose du monde, né en 1946 sur cette
avenue des Champs-Elysées, a reçu en 57 ans les célébrités de la
planète entière. Le Lido et les Bluebells girls, c’est Paris
paillettes, Paris champagne, Paris plaisir et aujourd’hui, Paris
bonheur.
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Le Lido est le seul endroit à Paris qui vous
offre un spectacle fait pour enchanter tous les publics,
puisqu’on y parle le seul langage compris de tous les hommes et
les femmes de la planète : celui du bonheur à l’état pur. Ce qui
fait l’intérêt du Lido et de sa nouvelle revue, outre le casting
qui réunit sur scène des dizaines des plus beaux spécimens de la
beauté féminine, c’est cette “touch of Paris” que l’on découvre
dans le spectacle et dans la salle (avec, dès les premiers
soirs, plus de Parisiens chics et branchés que de clients de
province et d’étrangers). |
C’est aussi la qualité de la restauration : le chef des
cuisines, Philippe Lacroix, en relation avec Paul Bocuse, se
fait un point d’honneur de proposer une cuisine à la hauteur des
meilleurs restaurants de Paris.
Un spectacle éblouissant, une restauration de haut niveau :
Frank et Carl Clerico, qui dirigent le Lido, auraient pu se
satisfaire de ces performances. Et pourtant, ils ont tenu à
faire appel aux plus grands de nos artisans d’art, ceux que le
monde entier célèbre pour leur savoir-faire, ceux qui
participent à la gloire de la haute couture française, comme
François Lesage, brodeur, ou encore André Lemarié, plumassier,
mais aussi Michel, modiste, Clairvoy, chausseurs, ou encore
Swarovski pour les bijoux ! Pour monter la nouvelle revue
“Bonheur”, il aura fallu plusieurs années d’élaboration, avec un
investissement de neuf millions d’euros et une équipe qui a vécu
dans une fièvre intense jusqu’à la générale de presse du 7
décembre, aboutissement d’un gigantesque travail où l’art, la
technologie et la beauté se confondent.
Pierre Rambert, le directeur artistique, a conçu
le spectacle et la mise en scène : l’histoire d’une femme-oiseau
arrivant sur un nuage de plumes d’un rivage où le bonheur
n’existe pas et qu’elle va découvrir (en même temps que les
spectateurs) à travers quatre univers : la Femme, Paris, l’Inde,
le Cinéma. |
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Le compositeur Jean-Claude Petit a réussi
sa mission : faire en sorte que la musique de “Bonheur” rende
heureux. Trois mois de travail pour 150 artisans : Charlie
Mangel et Arnaud de Segonzac signent 23 décors. La nef d’une
cathédrale de lumière, un escalier qui se déploie sur plus de
cinq mètres, un jet privé qui survole le public pour atterrir
sur scène, un défilé haute couture… Fabrice Kebour : monsieur
100000 watts. Le concepteur de lumière, le faiseur d’étincelles
et d’effets spéciaux : c’est l’homme de tous les sortilèges.
Craig Revel Horwood et Mic Thompson, deux grands chorégraphes,
règlent au pas le spectacle imaginé par Pierre Rambert. |
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La meneuse de revue Sabine Hettlich. 1,77 m : la
tête et les jambes. Alexandre Zouari a créé sa coiffure et c’est
Stéphane Marais, l’emblématique maquilleur des défilés de mode,
qui signe sa mise en beauté. “Bonheur”, ce sont 600 costumes
dessinés par Edwin Piekny : 18 mois de conception pour 140
maquettes et la réalisation de costumes où se mêlent les tissus
les plus rares, les broderies, les plumes et les strass les plus
éblouissants. Pour Mine Barral Vergès, costumière, l’important
c’est le string. C’est lui qui supporte tout le poids du
costume. Ne pas s’étonner si la revue a le style couture : elle
a travaillé avec les plus grands comme Thierry Mugler. François
Lesage qui habille la meneuse : “Chaque robe, c’est 1 000 heures
de broderies faites à la main comme en haute couture”, dit-il.
De la ville à la scène, François Lesage qui griffe les grands
soirs de Dior ou Chanel, a brodé pour la meneuse sept
robes-bijoux. Créées pour enflammer la scène, ces sept robes de
1 800 nuits – la revue est partie pour cinq ans, faites vos
comptes – sont éblouissantes. Hommage au cinéma, le pull
“Marilyn” apparaît brodé de transparences sur fond de jais et
diamants. Hommage à l’Inde, les danseuses indiennes en costumes,
brodés par Caroline Valentin, dont les galons précieux sont
orfévrés de pierreries fixées une à une à la main.
Maryse Roussel : ses quatorze “chapeaux-fleurs” ont exigé,
chacun, cinq intervenants et plus de 40 heures de peinture sur
soie et broderie. Dans le décor d’une cathédrale de lumière, les
Bluebells ont la tête en fleur, coiffées chacune d’une variété
différente (rose, camélia, orchidée, iris, pavot…). Géant,
chaque chapeau - 90 centimètres d’envergure - a exigé
l’intervention de cinq corps de métier : une aquarelliste qui a
peint l’étoffe (Genève Cotte), une brodeuse (Caroline Valentin),
un bijoutier (Pierre Annez), un sculpteur (Michel Carel) chargé
de la structure, et Maryse Roussel qui les a créés. Pour le
grand frisson des plumes, le Lido a eencore choisi les meilleurs
: Février, Lemarié, John Swift et André Kemp. Plus de 3 000
plumes de faisans ont été nécessaires à la réalisation des
costumes. Les perruques sont “made in England”. Linda Mc Knight
coiffe les Bluebells et les danseurs. C’est elle qui a réalisé
les masques de chats, chats-voyous et chattes-chics, les
coiffures des stars mythiques (Charlie Chaplin, Marilyn Monroe)
et, hommage à Fellini, celles des personnages
de “La Strada”. |
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Pour Antoine Clairvoy, bottier du Lido depuis 40
ans, la chaussure est d’abord un instrument de travail. Une
revue, c’est 500 paires de chaussures. 15 modèles livrés chacun
en 35 exemplaires mis au point sur formes par Antoine Clairvoy.
60 000 cristaux Swarovski pour les 600 bijoux de
scène créés par
Pierre Annez. 150 000 perles pour les 15 parures du tableau des
Indes ciselées par Marina Gendre. |
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Le bijou, c’est toute la magie du Lido. Pour les Bluebells dont
les bijoux sont faits à la main par Pierre Annez, “Bonheur”,
c’est 180 paires de boucles d’oreilles, 164 bracelets, 47
colliers, 40 broches,
89 ornements de souliers, 72 brassards scintillants et six
bodies-bijoux sertis de 36 000 cristaux.
Marina Gendre sait toute la magie de l’Orient. Elle règne sur le
troisième tableau de la revue consacrée à l’Inde, au temple du
dieu Shiva, à la légende du cheval blanc à sept têtes. Elle a
ciselé 300 parures composées de 150 000 perles, de fleurs de
lotus, de pierres multicolores dans l’esprit Cartier au temps
des maharadjahs.
Pour le tableau “Arc-en-ciel” où 15 danseuses ont les jambes,
les bras, le dos “embijoutés” sous huit rangs de colliers, il a
fallu 42 900 perles.
Le spectacle est sur scène, le spectaculaire est dans
l’assiette.
Champagne ! et du meilleur.
Au Lido, près de 300 000 bouchons sautent chaque année pour
rythmer ces grands moments de bonheur. Le champagne est servi
par la centaine d’hommes en noir – maîtres d’hôtel, chefs de
rang et commis, dont les tenues ont été créées par Franck Boclet
pour Francesco Smalto – au service de quelque 900 convives. Dans
les cuisines, d’autres hommes, en blanc, avec toque, officient.
C’est la brigade des 30 cuisiniers et pâtissiers qui travaillent
sous les ordres du chef Philippe Lacroix, en relation constante
avec le Trois Etoiles Paul Bocuse. La cuisine servie au Lido a
acquis une telle réputation que les chefs des chefs d’Etat ont
souhaité y tenir, en août 2003, leur rencontre annuelle.
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