La rubrique "Nuit", c'est les 100 meilleurs bars-boîtes et les plus belles soirées à Paris !

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Voyeurisme - échangisme : 
                                          les nouveaux rendez-vous de Paris 


Comme toutes les grandes villes du monde, Paris baigne dans l’ombre et la lumière. La lumière nous vient de toutes ces adresses élégantes que nous vous présentons dans nos différentes rubriques, parce qu’elles font partie de notre ligne éditoriale. Mais il y a aussi le Paris des frissons, qui couvre une palette incertaine, du gris au noir. Paris destroy, parfois glauque, souvent immoral, interdit aux non-initiés parce qu’on y pratique tous les interdits. Entre les deux, il y a le Paris coquin, où les dérives du sexe conduisent des amateurs pas très éclairés à pratiquer le sadomasochisme, le voyeurisme, l’échangisme, et toute la panoplie des déviations sexuelles. 

Cette Cour des Miracles moderne où se rencontrent tous les éclopés, les unijambistes, les borgnes de l’amour prend la forme de bars ou restaurants aux enseignes discrètes, dont certaines vont même se nicher dans les galeries marchandes (le Cléopâtre). Il peut ainsi vous arriver naïvement d’entrer dans un de ces lieux de perdition pour commander une bière bien fraîche, et vous retrouver au milieu de filles dont l’unique activité consiste à faire commerce de leurs charmes. 


C’est ce qui m’est arrivé un soir, rue Quentin-Bauchart : je pousse la porte du Japan Bar, et je demande benoîtement un lait fraise avec une paille ; la barmaid me jette un regard réprobateur, l’air de se demander d’où sort cet E.T. De la pénombre se détachent alors deux plantureuses Russes ou Ukrainiennes, qui m’ont vite fait comprendre qu’un petit verre de vodka, dans leur datcha toute proche, convenait mieux à un grand garçon comme moi, qui avais oublié de grandir. J’ai évidemment décliné cette “propa”, comme disent les publicitaires, sachant très bien que mon rédac’ chef, n’aurait jamais remboursé les frais de cette enquête terrain. D’où l’idée de vous faire découvrir ce qui se cache derrière certaines enseignes, discrètes certes, mais qu’en toute innocence, vous risquez de vouloir tester ; des adresses qui nécessitent une autorisation parentale…

14, rue Keller. Paris 11e
Au cœur du quartier branché de La Bastille, le Keller’s Club ne se différencie d’aucun autre bar du quartier, sauf par le gorille posté à l’entrée, qui vous jaugera du premier coup d’œil : si vous êtes en tenue hard-core (cuir, latex), c’est que vous êtes un adepte du sadomasochisme ; la porte vous est alors grande ouverte. Sur place, vous rencontrerez des fêlés, qui recherchent un camarade de jeux, pour le frapper, le fouetter, le faire souffrir. Inutile de venir avec votre équipement, on trouve tout sur place.


1, rue Thérèse. Paris 1er
Une devanture bleu nuit totalement anonyme, dans cette rue discrète, située dans le quartier du Palais-Royal, qui était au xixe siècle le haut lieu de la prostitution… A l’intérieur, tout est fait pour le plaisir des voyeurs : piste de danse et salons coquins. Les femmes doivent impérativement porter la jupe, et il est recommandé d’éviter les dessous… Je cite le guide de la Musardine car là, on entre dans le domaine de l’info people : “Thierry Ardisson, célèbre animateur de télévision, est client régulier des Chandelles (c’est le nom de ce club) il déclare : « Dans un club ordinaire, vous buvez votre verre de champagne et regardez danser les couples en les imaginant faire l’amour. Dans ce club, vous buvez votre verre en les regardant faire. »” Ce lieu passe pour être l’un des clubs échangistes très haut de gamme de Paris.

41, rue Quincampoix. Paris 4e
Cet endroit ressemble à une discothèque : le soir, il s’en échappe des flots de musique qui semblent vous interpeller, et une fois le seuil franchi, vous rendez compte qu’il s’agit d’une adresse d’affranchis… et pas n’importe lesquels ; il suffit de faire causer Denise Lascène, pour qu’elle vous rappelle qu’elle a publié ses souvenirs de patronne de boîte échangiste lorsqu’elle officiait au 106, rue Saint-Honoré, avant d’être maintenant au 41. Elle raconte qu’elle aime mettre en scène des équipes de rugby au grand complet, qui organisent des concours de longueur de sexes (chacun sait que les hommes, les vrais, donnent toute la mesure de leur talent dans ce genre d’exercice…). Frédéric Beigbeder, un temps animateur d’un club très chic, le Caca’s Club, et aujourd’hui critique littéraire dans la bande à Ardisson, raconte dans un de ses romans qu’il a vécu ici des soirées inoubliables, déguisé en drag queen.Cette adresse est également citée dans le film de Michel Blanc, “Grosse Fatigue”. Signalons quand même qu’il s’agit surtout d’un endroit où l’échangisme se pratique de façon aléatoire, et que l’établissement se définit comme une “discothèque baisante”…

5, rue Saint-Bon. Paris 4e
Ici, l’enseigne, plutôt anodine, peut vous entraîner à vivre une situation embarrassante. Chris et Manu n° 2 existent depuis plus de 20 ans, et vous pourriez croire qu’il s’agit d’un simple restaurant. D’où parfois la confusion pour de gentils clients venus dîner en amoureux, et qui se retrouvent dans un contexte totalement inattendu.
Cuisine légère pour un dîner de qualité, puis direction le sous-sol où des lits gigantesques attendent les couples prêts à s’éparpiller… Les femmes sont nues, et les hommes se livrent à tous leurs fantasmes. Cet établissement est une annexe de Chris et Manu n° 1 (41, rue de la Rochefoucauld. Paris 9e) qui doit sa notoriété à Michel Houellebecq, qui a décrit une scène vécue là dans son best-seller “Les Particules élémentaires” : “Leur première soirée chez Chris et Manu devait laisser à Bruno un souvenir extrêmement vif. A coté de la piste de danse, il y avait plusieurs salles baignées d’un étrange éclairage mauve, des lits étaient disposés côte à côte. Partout autour d’eux, des couples baisaient, se léchaient, se caressaient…” Ah ! les écrivains ont la belle vie, ils peuvent enquêter sur le terrain et tester tout ce qui entre dans leur roman, pas nous, journalistes à Paris Capitale.

19, avenue d’Italie. Paris 13e
C’est probablement l’adresse la plus connue mondialement, même si a priori on ne peut entrer que par le jeu d’invitations. Mais la porte s’ouvre largement pour qui a la gueule de l’emploi. Le Cléopâtre est l’exemple type de ces hauts lieux de débauche dans l’esprit des libertins du xviiie, mais avec un aspect commercial qui n’échappe à personne puisque les hommes seuls sont taxés 110 euros et les couples de 70 euros par personne. L’endroit est gigantesque : 500 mètres carrés, ouverts tous les soirs à partir de 21 heures jusqu’à l’aube. Imaginez les scènes de Sodome et Gomorrhe qui s’y déroulent ! Il faut dire que l’endroit est très fréquenté par des politiques, des vedettes du show business, qui ne collent pas toujours avec l’image que l’on se fait d’eux, mais très peu de couturiers, ces derniers préférant les boîtes gays… (Voilà vous savez tout…). Le restaurant peut accueillir des dizaines de personnes qui se préparent au grand saut vers l’inconnu. Des soirées à thème sont organisées : soirées fétichistes, et aussi des cours particuliers d’échangisme donnés par une actrice de films X.

10 bis rue du Débarcadère
Dans cette rue que vous connaissez probablement pour ses restaurants, le 10 bis se repère à son enseigne d’hôtel ; on y entre et on se laisse conduire à l’étage par un ascenseur. Là, vous découvrez un décor d’ancien bordel, comme on en voit dans les films (parce qu’en réalité, je n’en ai jamais connu…). On dit d’ailleurs que l’adresse est celle d’une ancienne maison close, avant que la résistante Marthe Richard ne les fasse toutes fermer (une vengeance de plus à l’encontre de ceux qui avaient collaboré avec les nazis). Des salons noyés dans l’obscurité permettent toutes les approches…

103, rue Marcadet. Paris 18e
En vous promenant avec votre fiancée ou votre épouse sur la butte Montmartre, vous vous êtes sûrement déjà interrogé sur la présence d’une superbe bâtisse du xiiie siècle, flanquée d’une tour ronde et que l’on remarque de loin. Bien vous en a pris, si votre curiosité ne vous a pas poussé à voir de plus près cet établissement, qui est un des hauts lieux du voyeurisme et de l’échangisme parisien. Au bar, il suffit de lever la tête pour voir ce qui se passe sous les jupes des filles qui se trouvent au premier étage ! De nombreux petits salons gothiques en pierre de taille sont équipés de matelas très confortables, de miroirs ainsi que de croix de Saint-André pour ceux qui veulent pratiquer le bondage (comme Araki). Des salons de darkroom (voir petit dico ci-dessus) ouvrent la porte à tous les fantasmes.

184, route de Versailles à Ville-d’Avray (92)
En sortant de Paris, le Roi René est un monument historique de l’échangisme, qui a vu passer, dans les années 70, des ministres et personnalités de premier plan, venus chercher ici un exutoire à leur vie monacale ! Dans ce lieu exclusivement hétéro, on rencontre une clientèle plutôt chic, en ce sens où les hommes semblent sortir tout droit d’une réunion marketing d’une multinationale, et les femmes, d’une trentaine d’années, ont tout l’air de revenir de la messe ! Tenue correcte exigée à l’entrée : restaurant avec une carte à près de 100 euros ; salons et jardins particulièrement bien aménagés, où furent d’ailleurs tournés de nombreux films X.

Voilà : cet article n’est pas une incitation à la débauche, loin s’en faut, mais une photographie actuelle de nos contemporains. Vous verrez qu’un jour prochain, Paris, capitale de la culture, deviendra celle du sexe…

GLOSSAIRE DU PARIS SEXY
  Boîte à trous : il s’agit d’un mur généralement en bois, percé de trous par lequel les hommes glissent leur sexe en érection, celui-ci étant lutiné à l’aveugle par de jeunes femmes de passage ; je limite la description complémentaire qui pourrait choquer les âmes sensibles.

Darkroom : pièce plongée dans l’obscurité la plus complète pour susciter des attouchements collectifs à l’aveugle.

Barres d’exhibition : ce sont des barres verticales, dressées sur la piste de danse, pour permettre des poses lascives.

Salons câlins : petite pièce meublée d’un matelas pour les ébats amoureux, les plafonds, les murs et les portes sont en général équipés de miroirs sans tain, ce qui 
permet aux clients des salons voisins d’assister aux jeux des autres. 
   

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