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Ils travaillent du chapeau !
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Pour la saison des courses et des
garden-parties chics nos jolies Parisiennes font une démonstration
d’élégance, en adoptant cet accessoire dont on annonce à chaque
saison le retour. Les couturiers, eux ne s’y trompent pas, puisque
de nombreux passages sur les podiums sont accessoirisés de chapeaux.
En Grande-Bretagne, un jeune styliste, Philip Treacy, s’est mis
aussi en tête de créer des chapeaux hyper branchés pour une clientèle
qui ne refuse aucune extravagance, mais chez nous, de chaque côté de
la Seine, nos modistes enfiévrés font du chapeau à la française
une référence. Portrait de la bande des trois.
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Marie Mercié : un petit théâtre
sur la tête
La boutique de Marie Mercié, rue Saint-Sulpice, a des airs de petit musée...
Et pour cause, la styliste produit essentiellement des pièces uniques, avec des
compositions pour le moins originales.
Marie Mercié a travaillé pour le théâtre, et ça se sent :
ses créations sont autant de petites histoires à porter la tête haute. Pour
sa dernière collection, joyeusement intitulée Pied de nez, elle orne ses
chapeaux de dessins de lèvres et de visages. Un penchant pour l’excentricité
qu’elle sait savamment doser : Je veux faire des choses à la fois portables
et drôles, mais les gens ont du mal à oser l’originalité en matière de
chapeaux, explique-t-elle
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Aussi Marie Mercié joue-t-elle de la géographie parisienne pour imposer
ses styles : audace scénique, rive gauche, bon goût citadin, rive
droite.
Elle exporte même son art de l’adaptation à Londres, où, privilégiant
les lignes sobres et structurées, elle propose une version plus apaisée
de sa collection. Et ça marche : Ce que viennent chercher les Anglaises,
ce sont justement des chapeaux “à la française”... Quant aux
Parisiennes, elles ont l’avantage d’être sur place.
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Alexandre
Barthet, le chapeau en héritage
Un nom magique, mais lourd à porter : un pari à relever, un prénom à
se faire, et une filiation qui impose de respecter un certain esprit.
Alexandre Barthet, le fils du célèbre chapelier de stars comme Catherine
Deneuve ou Romy Schneider, a décidé de n’en faire qu’à sa tête
pour relever dignement le gant. Et reprendre le flambeau d’une tradition
que l’on croyait, à tort, négligée en France. Ce jeune homme de 32
ans, timide mais inspiré, discret mais audacieux, veut imposer sa
signature dans un domaine où l’imagination règne. Son cheval de
bataille ?
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Entretenir l’esprit Barthet, à la fois fantaisiste et chic. Mais aussi
montrer une créativité très personnelle. D’où des chapeaux en bois
laqués, dessinés comme des calligraphies exotiques, des points
d’interrogation tortueux, des sculptures de visage. Ces pièces sont le
prolongement du travail que je fais sur les vêtements parce que je ne
peux concevoir une silhouette autrement que dans sa totalité, explique
Alexandre, fier de montrer dans son show-room du seizième arrondissement
des tenues sexy et discrètes, déjà présentées lors des défilés
parisiens et vendues aux Etats-Unis. Dans son regard, un espoir passe. Non
seulement Alexandre Barthet rêve de devenir le modiste qui a le vent en
poupe, mais il aimerait aussi, un jour ou l’autre, être considéré
comme un styliste complet. Et, dans la compétition de la mode, faire la
course en tête.
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Philippe Model,
artisan de rêve
Le chapeau de cow-boy de Madonna ou encore celui de Catherine Deneuve dans
Le Dernier Métro… Ça vous dit quelque chose ? S’ils vous font rêver,
vous pouvez toujours vous les procurer chez Philippe Model… Mais loin
d’être uniquement un créateur de chapeaux pour stars, il accueille
dans sa boutique, nichée au cœur du marché Saint-Honoré, tous types de
clients, toutes générations confondues, avec un credo : Offrir du luxe
et du rêve. Et le chapelier présente aussi bien des séries classiques
de cloches et de bérets que des chapeaux sophistiqués à plumes, arborés
lors des grandes courses hippiques.
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| Pour le styliste, le chapeau est
loin d’être un accessoire obsolète et pour cause, Philippe Model conçoit
en partie ses collections en fonction de l’actualité culturelle. Une
des dernières modes : les chapeaux hauts-de-forme, très demandés depuis
la sortie du film Moulin rouge. |
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